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vraiblogchretien Description du blog :
La Vrai religion de Jésus, ce que dit vraiment la Bible. Venez cathos, protestants, évangélistes... Catégorie : Blog Religion Date de création :
08.03.2008 Dernière mise à jour :
19.07.2008
chantez la Gloire de Jéhovah et de son Fils, Jésus Christ !
Psaume 105:1-4
1. Célébrez Yahweh, invoquez son nom, faites connaître parmi les nations ses grandes oeuvres.
2 Chantez-le, célébrez-le! Proclamez toutes ses merveilles.
3 Glorifiez-vous de son saint nom; joyeux soit le coeur de ceux qui cherchent Yahweh!
4 Cherchez Yahweh et sa force, ne cessez pas de chercher sa face. ( Bible version Crampon)
Marchons dans l'intégrité & Saluons le Premier-né de Dieu
Il y a un passage apocryphe, c'est-à-dire non inspiré par Dieu, dans toutes nos bibles aujourd'hui, dans l'évangile de Jean...
il passe peut-être inaperçu mais celui qui est attentif pourrait le discerner...
L'avez vous vu ?
Jean 7:53 - 8:11
53. Et chacun s'en retourna dans sa maison.
Chapitre 8
1. Jésus se rendit à la montagne des oliviers.
2. Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S'étant assis, il les enseignait.
3. Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère;
4. et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
5. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu?
6. Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.
7. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.
8. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.
9. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
10. Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée?
11. Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.
Ce passage n'est pas dans des plus anciens manuscrits mais n'apparait que plus tard, les passages en rouges par exemple sont plus que douteux...Jamais on imaginerait Jésus le Grand Enseignant s'abaisser et écrire pas terre faisant l'enfant...cela contredit l'idée que nous donne les évangiles de lui...De plus Jésus condamnait l'adultère, comment ne le condamnerait-il pas ici ? Jésus n'est pas partial...
Il y a un passage apocryphe, c'est-à-dire non inspiré par Dieu, dans toutes nos bibles aujourd'hui, mais peu de personnes le savent vraiment...
Le connaissez vous ?
Marc 16:9-20 , la "Conclusion longue"
9. Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala,de laquelle il avait chassé sept démons.
10. Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient.
11. Quand ils entendirent qu'il vivait, et qu'elle l'avait vu, ils ne le crurent point.
12. Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
13. Ils revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
14. Enfin, il apparut aux onze, pendant qu'ils étaient à table; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur, parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
15. Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.
16. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.
17. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues;
18. ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.
19. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.
20. Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, etconfirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient.
--> ça ne veut pas dire que ce passage plus haut est totalement faux, c'est juste une fin résumée à partir des fins des autres évangiles, faite par des copistes qui voulaient terminer un récit qui leur semblait "non-achevé"...
Cette fin de l'évangile de Marc est connue comme étant la "conclusion longue", elle ne figure pas dans les codex manuscrits les plus importants et les plus anciens qui soient...mais cette conclusion est apparue bien plus tard dans des codex relativement plus récents, bien après la mort de Marc lui-même...
Cette conclusion comme je l'ai dit n'est pas totalement fausse mais n'est pas non plus à 100% fiable. Les passages en rouges par exemple sont plus que douteux et contredisent même d'autres passages de la Bible...
d'ailleurs il existe une autre fin apocryphe, connue comme la "conclusion courte" qui ne figurait pas non plus dans les codex anciens importants, elle ne figure que rarement dans certaines bibles modernes...comme dans la TOB ( traduction faite par des catholiques, protestants et orthodoxes), la traduction du Monde Nouveau, Bible de Jérusalem, etc.
voici la "Conclusion courte" :
"Elles racontèrent brièvement toutes les choses qui leur avaient été dites à ceux qui étaient avec Pierre. Après ces choses, Jésus lui-même envoya par leur intermédiaire de l’est à l’ouest la proclamation sacrée et incorruptible du salut éternel." - Marc 16:8b
Aujourd'hui on peut voir dans des "églises" de différentes branches de la chrétienté, des personnes qui parlent en langues qu'elles n'ont jamais apprises...
Beaucoup de gens diront sans doute que c'est là une preuve qu'ils sont avec Dieu...
Mais qui sont ces chrétiens ? ben il y a des catholiques, des épiscopaux, des protestants, évangélistes, pentecôtistes, baptistes, luthériens, méthodistes, presbytériens, etc.
Pensez vous que toutes ces religions puissent être Vraies en même temps ?
Que chacune de ces religions soit avec Dieu ?
Alors qu'elles ont des croyances différentes...
Regardez ce que dit Paul : " Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment." - 1 Corinthiens 1:10
"Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation;
il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous." - Ephésiens 4:4-6
Non elles ne peuvent pas être vraies en même temps, car elles ont des croyances differentes, elles ne sont donc pas unies dans une même foi et il y a de multiples divisions... même dans un seul groupe religieux...comme entre évangélistes par exemple...
certains se prosternent devant des idoles (catholiques) et d'autres pas (protestants), certains croient à la prédestination et d'autres au libre arbitre, etc.
ils ne sont pas tous guidés par Dieu, parce que Dieu ne va pas les mener à croire en des choses différentes et contradictoires...Dieu n'est pas un Dieu de désordre mais de paix (1 Corinthiens 14:33) ! En plus, c'est Sa volonté que tous soient dans une même foi, dans les même croyances à en juger d'après les versets cités plus haut...
Donc le don de parler en langues qu'ils n'ont jamais apprises ne peut venir d'un Seul et même Dieu, mais d'esprits différents qui cherchent à mettre la confusion en faisant croire que tel ou tel religion est la vraie, voire que toutes sont vraies et avec Dieu...ce qui est impossible...
La Bible nous apprend
"Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ.
Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.
Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres." - 2 Corinthiens 11:13-15
"L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers" - 2 Théssaloniciens 2:9
et Jésus a dit
"Si quelqu'un vous dit alors: "Le Christ est ici", ou: "Il est là", ne le croyez pas.
Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible." - Marc 13:21,22
Ce qui veut dire que les vrais chrétiens n'accompliraient plus aucun signes, prodiges ou miracles...car sinon comment pourrait-on les distinguer d'avec les faux "prophètes"?
Regardez, Paul a dit
"L'amour ne périt jamais. Or y a-t-il des prophéties? elles auront leur fin. Y a-t-il des langues? elles cesseront. Y a-t-il de la connaissance? elle aura sa fin." - 1 Corinthiens 13:8
C'est à forte raison que Jésus annonce en Matthieu 7:21-23
"21. Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
22. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?
23. Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité."
le groupe de chrétiens d'autrefois c'était l'enfance du christianisme voilà pourquoi Paul ajoute
"mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est en partie aura sa fin.
Quand j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; quand je suis devenu homme, j'en ai fini avec ce qui était de l'enfant." - 1 Corinthiens 13:10,11 , Darby
Quand le christianisme devait devenir mûr et atteindre son 'âge adulte', tout ce qui était propre à son enfance, comme tout ces divers dons que Dieu donnait servant à le 'bâtir' ou le faire grandir, devait disparaître ...ni plus ni moins...
Ce qui est 'parfait', achevé, complet ou mûr remplacera ce qui incomplet, non-terminé, 'en partie' de l'enfance...aussi dit-il que "mais alors nous verrons face à face" (verset 12), les chrétiens verraient et auraient la connaissance de Dieu mieux qu'avant...de façon parfaite...car nous sommes dans 'les derniers jours' (2 Timothée 3:1-5 ; Daniel 12:4,10)
les 'chrétiens' qui font des miracles aujourd'hui ne peuvent pas alors venir de Dieu, ils sont donc des "faux-chrétiens" ou des faux prophètes...ne vous laissez pas abusez car il faut marcher par la foi et non par la vue ! ( 2 Corinthiens 5:7)
Il ne faut pas oublier que de tels choses peuvent être observées dans le spiritisme, le chamanisme, le vaudou, etc.
LA SITUATION religieuse en Colombie a connu quelques changements très importants ces dernières années. La grande majorité de mes concitoyens se disent toujours catholiques, mais rares sont ceux qu’on pourrait qualifier de catholiques fervents. Au cours des dernières décennies, beaucoup sont passés à d’autres religions, y compris à des groupements protestants fondamentalistes qui mettent l’accent sur le salut personnel.
Jusqu’à l’âge de dix-huit ans, j’ai été un fervent catholique. J’allais à la messe chaque jour, je me confessais et je communiais deux ou trois fois par semaine. Je participais aussi aux campagnes de l’Église comme la Croisade du Sacré-Cœur de Jésus. Dans ma ville natale d’Armenia, les membres de ma famille étaient devenus des amis intimes des prêtres.
En 1945, un couple âgé d’adeptes de l’Église évangélique se présenta à notre porte en quête d’un endroit où passer la nuit. Ils avaient une Bible ; c’était la première fois que nous en voyions une. Ma mère s’y intéressa tellement qu’elle tint les visiteurs éveillés presque jusqu’à l’aube. Elle s’est vite rendu compte que ce que l’Église enseignait n’était pas en complète harmonie avec la Parole de Dieu. Bientôt, elle devint elle-même évangélique. Peu après, mon père et le reste de la famille examinaient la Bible avec elle.
Nous n’imaginions pas les ennuis que pouvait s’attirer un catholique qui quittait l’Église dans une localité dominée par celle-ci. Nos anciens amis devinrent des ennemis fanatiques. Quand mon jeune frère mourut, le prêtre refusa de l’enterrer dans le cimetière de l’église. Comme il n’y en avait pas d’autre, nous avons dû l’enterrer dans notre jardin.
Un an plus tard, quand ma mère mourut, nous nous sommes trouvés devant le même problème. “Cette femme qui a étudié la Bible, dit le prêtre en chaire, ne mérite pas d’être enterrée en terre sainte. N’importe quel coin d’une plantation de café fera l’affaire.” Cet incident n’était pas fait pour me rapprocher de l’Église de mon enfance. En désespoir de cause, mon père s’adressa au fossoyeur qui accepta d’ouvrir le cimetière à 3 heures du matin. Ma mère a donc été enterrée avant l’aube, à l’insu du prêtre.
C’est en 1948 que je suis entré pour la dernière fois dans une église catholique, afin d’assister à la messe. C’était à l’occasion d’une visite à des parents de Santa Rosa de Cabal. Au cours du sermon, le prêtre s’éleva contre un certain journal qui avait imprimé quelque chose d’offensant pour l’Église. “Quiconque achète ce journal, fulminait le prêtre, ira brûler en enfer tout comme un libéral.” Ce commentaire sur les libéraux n’était pas fait pour me plaire, car à cette époque j’étais un catholique libéral.
Cette même année, une flambée de violence politique ravagea la Colombie. Elle avait été déclenchée par l’assassinat, à Bogotá, d’un chef populaire du parti libéral, Jorge Eliécer Gaitán. Pendant des années, la nation a été au bord de la guerre civile. Ces effusions de sang entre catholiques conservateurs, soutenus par le clergé et catholiques libéraux, me laissaient perplexe. J’étais déçu par l’Église.
Mon oncle servait dans la police au moment où la violence était à son paroxysme. Préoccupé par ces tueries entre catholiques, il demanda à un prêtre d’Armenia si elles ne constituaient pas de graves péchés. Le prêtre le rassura. S’il craignait d’employer ses armes à feu, lui les bénirait et ainsi tout irait bien. Le prêtre lui rappela également que Pierre essaya de défendre le Christ en tirant son épée et en coupant l’oreille de Malchus, le serviteur du grand prêtre (Jean 18:10, 11). “De la même manière, dit encore le prêtre, l’Église doit défendre la foi catholique, même si cela signifie détruire les ennemis dans le ventre de leurs mères.” Cela me détacha plus encore de l’Église.
J’ai donc poursuivi mes recherches bibliques avec les évangéliques et, en 1949, j’ai été baptisé par eux. L’année suivante, j’ai été nommé pasteur à Pereira et on m’a confié la direction du groupe évangélique d’Armenia, ma ville natale.
Ma vie en tant qu’évangélique
Le groupe évangélique avec lequel j’ai d’abord été associé avait été fondé par un Américain. En 1930, avant de retourner aux États-Unis, il avait vendu non seulement l’église, mais le mouvement religieux lui-même. Estimant immoral qu’une congrégation soit vendue comme des animaux privés de raison, deux des membres fondèrent alors un mouvement dissident qu’ils appelèrent “Église apostolique fondamentaliste de Colombie”. Selon les statuts de cette Église, ses ministres ne devaient recevoir aucun salaire. Les fondateurs pensaient à la déclaration de Jésus concernant ‘l’homme à gages qui n’a pas souci des brebis’. — Jean 10:11-15.
Quelque trente ans plus tard, le fondateur du mouvement originel revint en Colombie. Fortement impressionné par les progrès du groupe dissident, il demanda à s’y associer et, apparemment, il adhéra aux statuts. Cependant, au bout d’un an ou deux, certains d’entre nous remarquèrent que de nombreux pasteurs n’avaient plus de travail profane ; l’Américain les payait en secret. Accusé d’avoir violé nos statuts, ce dernier proposa de soumettre la question au vote. La majorité des pasteurs préféra évidemment rester avec l’Américain.
J’étais découragé par l’attitude de la plupart de mes collègues qui prêchaient pour un salaire. Je savais en effet que la Parole divine devait être prêchée gratuitement (Mat. 10:8). C’est pourquoi, malgré mes qualifications en dactyloscopie et en comptabilité, j’avais refusé des offres d’emploi intéressantes pour pouvoir devenir pasteur. J’étais aussi découragé et troublé par la discorde et les rivalités qui régnaient entre les pasteurs, sans parler des différences qui divisaient les évangéliques en tant de sectes.
Puis, en 1954, pour des raisons pécuniaires, je suis allé habiter Bogotá et je n’ai repris mon activité de pasteur qu’après avoir quitté cette ville en 1960. Néanmoins, je continuais à étudier la Bible et à comparer ses enseignements avec ceux de diverses Églises. Quand j’étais déçu par une Église, je passais à une autre.
J’ai d’abord assisté aux services d’un groupe pentecôtiste. À mon grand étonnement, l’officiant était une femme. Or je savais que d’après les Écritures la femme ne doit pas exercer l’autorité sur l’homme (I Tim. 2:11, 12). Quand j’ai soulevé la question, on m’a répondu que l’ancien pasteur avait abandonné la congrégation parce que ses exigences en matière de salaire n’avaient pas reçu satisfaction. On m’a proposé de servir en tant que pasteur. C’est pourquoi, un soir, j’ai rencontré les responsables du groupe afin de comparer leurs enseignements avec mes croyances.
Entre autres choses, ils prétendaient avoir reçu le don de guérison, de sorte qu’ils n’avaient besoin ni de médecin ni de médicaments. Il leur suffisait de prier pour être guéris de n’importe quelle maladie. Quand on vint à parler de la Cène, je leur ai demandé pourquoi chacun avait sa propre coupe. Ils reconnurent que Jésus et les apôtres s’étaient servis d’une seule et même coupe. Cependant, ajoutèrent-ils, à cette époque, les risques de contagion n’étaient pas aussi grands que maintenant. “Mais alors, me suis-je exclamé, n’avez-vous pas foi en votre pouvoir de guérison, si vous craignez tant d’employer une coupe commune, comme l’ont fait le Seigneur et ses apôtres ?” Cela mit fin brusquement à notre réunion, à trois heures du matin.
Quelques jours plus tard je suis retourné à cette église, mais la femme qui présidait n’était pas là. Le matin elle était tombée malade et on l’avait emmenée à l’hôpital. J’ai eu ainsi confirmation qu’ils n’avaient pas le don de guérison.
Après cela, je me suis joint à une autre organisation religieuse à tendance pentecôtiste. Lors d’une campagne de renouveau religieux organisée au Champ de foire de Bogotá, on avait prévu une séance de guérison pour le dernier jour. Cédant aux instances d’un ami, et à ma propre curiosité, j’y suis allé.
On conduisit un vieillard aveugle sur l’estrade. Il se mit à genoux et des hommes et des femmes commencèrent à prier sur lui, demandant que soit chassé l’esprit de cécité et que l’homme recouvre la vue. Au bout d’un moment, on demanda à l’aveugle s’il voyait. Il hocha la tête négativement.
On invita l’assistance à se lever et à se joindre à la prière. Comme j’étais plutôt sceptique, je suis resté assis. L’ayant remarqué, les responsables m’accusèrent d’être le coupable. À cause de mon manque de foi, disaient-ils, ils n’avaient pas pu accomplir le miracle. Après m’avoir invité à participer, inutilement d’ailleurs, ils prièrent de nouveau sur l’aveugle, mais sans plus de résultat. Cette fois encore ils incriminèrent “l’incroyant” qui était parmi eux.
Peu après, j’ai fait remarquer aux pasteurs que la présence d’incroyants n’empêchait pas Jésus d’opérer des miracles (Mat. 8:16 ; Jean 9:1-7, 35-39). Au contraire, les miracles qu’il faisait avaient souvent pour but de convaincre les incroyants qu’il était bien envoyé par Dieu (Jean 10:37, 38, 42 ; 11:42-45). Si donc eux-mêmes guérissaient par la puissance de Dieu, ils devraient triompher de mon incrédulité et effectuer la guérison.
Mon contact avec les Témoins de Jéhovah
Il me faut vous parler maintenant d’un autre aspect de ma vie. Il concerne mes relations avec les Témoins de Jéhovah au cours des années.
Tout a commencé en 1952. En visite chez ma fiancée, j’ai remarqué un livre que son père venait d’acheter. Il avait pour titre “C’est ici la vie éternelle !”. Sachant que je m’intéressais à tout ce qui concernait la Bible, mon futur beau-père m’en fit cadeau. Un autre pasteur m’informa que ce livre était édité par les “Russellistes” ; ainsi appelait-il les Témoins de Jéhovah. “Cet ouvrage contient d’excellentes choses, me dit-il encore, mais aussi des erreurs, c’est pourquoi il est dangereux.” J’étais curieux de savoir quelles étaient ces erreurs. Plus j’étudiais ce livre, plus j’apprenais à connaître les Témoins de Jéhovah.
J’ai été ordonné pasteur en même temps qu’un ami, Fabio Rodas. Mais quelque temps après, il est devenu Témoin de Jéhovah. Plus tard, je l’ai revu et il m’a expliqué certains passages du livre que j’avais mal compris. Par la suite, chaque fois que nous nous rencontrions, il me donnait des publications des Témoins de Jéhovah.
Grâce à l’insistance de Fabio, j’ai finalement accepté d’étudier la Bible avec les Témoins de Jéhovah. Mais je refusais obstinément d’abandonner ma croyance en la trinité, ce “mystère” selon lequel Dieu n’est pas une seule personne, mais trois personnes en une seule. Ma conviction était basée presque entièrement sur un verset, I Jean 5:7. Invariablement, les Témoins me déclaraient qu’une partie de ce verset était apocryphe et non inspirée, et qu’elle avait été ajoutée aux Saintes Écritures. À mon avis, c’était un argument faible qu’ils utilisaient pour tromper les gens.
En 1956, à Bogotá, j’ai de nouveau rencontré Fabio et, sur son invitation, j’ai accepté d’aller à la Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah. Là, on me présenta la famille Rivera avec laquelle je recommençai à étudier la Bible. De nouveau, je revins sur le sujet de la trinité. Calmement, quelqu’un alla chercher une Bible catholique espagnole Nácar-Colunga, l’ouvrit à I Jean 5:7 et me fit lire la note en bas de page. Je cite : “Ce verset qui, dans la Vulgate, se lit comme suit : ‘Ils sont trois qui témoignent dans le ciel : le Père, le Fils et le Saint Esprit, et les trois sont un’, ne se trouve pas dans les anciens manuscrits grecs, latins ou autres, et est inconnu des Pères. Il semble avoir une origine espagnole et s’est formé peu à peu, par le moyen d’une exégèse [interprétation] du verset précédent. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’il a pris la forme qu’il a aujourd’hui dans la Vulgate.”
En lisant cela, je me suis rendu compte que les Témoins de Jéhovah avaient raison d’affirmer que cette partie du verset n’avait pas sa place dans les Écritures inspirées. J’étais étonné d’apprendre que les évangéliques usaient de la même tromperie que les catholiques pour appuyer leur doctrine de la trinité.
À partir de ce moment, j’ai eu davantage confiance dans les Témoins de Jéhovah. Quand j’ai de nouveau servi comme pasteur, j’ai introduit leurs enseignements dans mes sermons. J’ai même collé dans ma Bible, comme source de matière, le “Résumé scriptural, sans commentaires, des principales doctrines”, qui est imprimé à la fin du livre “Équipé pour toute bonne œuvre”.
Cependant, je refusais de rompre mes liens avec les évangéliques. Pourquoi ? Principalement parce que je ne voulais pas déplaire à ma famille dont tous les membres étaient évangéliques et quelques-uns pasteurs, y compris mon père. J’avais aussi certains préjugés sans fondement contre les Témoins. De plus, je cherchais peut-être à esquiver une responsabilité qui devenait de plus en plus manifeste à mesure que j’étudiais avec les Témoins de Jéhovah.
Je quitte les évangéliques
Depuis que j’avais compris l’importance du nom du vrai Dieu, Jéhovah, je m’en servais constamment dans mes sermons. Aussi, se demandant jusqu’à quel point j’étais influencé par les Témoins, mes supérieurs me firent comparaître devant eux. Pour savoir s’ils pouvaient avoir confiance en moi, ils me demandèrent de donner un sermon qui dévoilerait les erreurs des Témoins de Jéhovah. Je ne pouvais faire cela sans trahir mes propres croyances ; je leur ai donc répondu : “À aucun prix je ne donnerai un tel sermon. Puisque ce que je prêche, et qui provient de la Bible, s’harmonise avec les enseignements des Témoins de Jéhovah, je deviendrai donc Témoin, moi aussi. ‘Choisissez pour vous aujourd’hui qui vous servirez (...). Mais quant à moi et à ma maisonnée, nous servirons Jéhovah.’” — Josué 24:15.
Pour rompre tout lien avec le mouvement évangélique, ma famille et moi avons quitté Pereira pour Cali. C’était vers la fin de 1967. Un dimanche après-midi, alors que je me dirigeais vers le centre de la ville en me demandant où je pourrais trouver les Témoins, j’ai vu dans l’autobus un homme de la poche duquel dépassait un numéro de La Tour de Garde. Je l’ai suivi. Il m’a conduit directement à la Salle du Royaume. Après la réunion, j’ai pris des dispositions pour qu’on étudie de nouveau la Bible avec moi.
Auparavant, j’avais étudié avec les Témoins jusqu’au sujet du baptême. Ils n’avaient pas voulu reconnaître comme valable mon baptême évangélique, bien que j’aie été baptisé ‘au nom du Père et du Fils et de l’esprit saint’. (Mat. 28:19.) Cette fois-ci, comme on abordait le sujet, j’ai demandé à José Patrocinio Hernández, le Témoin avec qui j’étudiais : “Pourquoi dois-je être baptisé de nouveau ?” Il me dit simplement : “Connaissiez-vous le nom du Père quand vous avez été baptisé ?” Puisque je ne le connaissais pas, il était évident que je n’avais pas été baptisé ‘en Son nom’.
À propos de mon baptême ‘au nom de l’esprit saint’, il me demanda : “L’organisation qui vous a baptisé donne-t-elle la preuve qu’elle a l’esprit de Dieu, en préservant la paix et l’unité ?” (Éph. 4:3). Je me suis alors souvenu que le ministre évangélique qui m’avait baptisé, Angel de Jesús Vélez, avait, deux semaines plus tard, formé une nouvelle secte dissidente. Comme “les disputes, les divisions, les sectes” ne sont pas “le fruit de l’esprit”, mais “les œuvres de la chair”, il était clair que l’organisation qui m’avait baptisé n’avait pas l’esprit de Dieu. — Gal. 5:19-23.
Enfin, le 10 mai 1969, mes deux enfants les plus âgés et moi avons reçu le baptême chrétien en symbole de notre offrande à Dieu. Ma femme et mes deux enfants plus jeunes ont été baptisés un peu plus tard.
Quand je pense au passé, je comprends mieux les sentiments de l’apôtre Paul, qui dit : “Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais à présent vous êtes lumière pour ce qui est du Seigneur. Continuez à marcher comme des enfants de lumière, car le fruit de la lumière consiste en (...) vérité.” (Éph. 5:8, 9). En effet, quand je faisais partie des systèmes religieux de la chrétienté, j’étais vraiment dans de profondes ténèbres. Maintenant, en tant qu’enfant de lumière, combien je suis reconnaissant de servir comme pasteur ou berger ordonné par Dieu et de produire le fruit de la lumière, c’est-à-dire la vérité !
JE ME souviens du premier miracle dont j’ai été témoin. J’avais six ans et demi. Ma mère et moi assistions à une réunion pentecôtiste tenue dans un foyer. Tandis qu’il chantait, le prédicateur a reçu un esprit, comme cela se produit d’ordinaire chez les pentecôtistes quand ils se livrent à leurs chants. Nous étions en hiver, et il y avait un gros poêle au milieu de la pièce. Tout en continuant de chanter et en poussant de petits cris, le prédicateur a plongé les mains dans le poêle. Il a pris de ses deux mains un gros charbon incandescent et a fait le tour de l’assistance en poussant de petits cris et en chantant. Pendant ce temps, les autres chantaient, criaient et dansaient autour de lui. Après la réunion, chacun a regardé ses mains pour voir si elles avaient été brûlées. Elles ne portaient aucune trace!
Ce n’est là qu’un seul des miracles qui eurent lieu dans cette église pentecôtiste du Kentucky (aux États-Unis), que ma mère fréquentait. Ses membres croyaient à la réalisation du chapitre 16 de Marc, à partir du verset 17, qui mentionne le don des langues, la guérison des malades ainsi que la possibilité de saisir des serpents et de boire du poison. (Ces versets sont apocryphes, car ils ne figurent pas dans les plus anciens manuscrits de la Bible.) Les différents groupes pentecôtistes n’y croient pas tous. Mais quand on est témoin de tels prodiges, on est amené à penser que l’Église qui les accomplit bénéficie nécessairement du soutien de Dieu.
Nous nous sommes ensuite installés dans l’État de l’Indiana. J’ai été baptisée en 1953, à l’âge de 12 ans. J’ai appris à jouer de la guitare pour accompagner les chanteurs lors des réunions. Je pensais que cela faisait partie de mon service pour Dieu, car c’est en chantant que les pentecôtistes “reçoivent l’esprit”. Sous l’influence de “l’esprit”, j’ai parlé en langues; je ne comprenais pas ce que je disais, mais j’éprouvais une agréable sensation.
Personnellement, je n’ai jamais tenu de serpent, mais je me rappelle qu’un week-end, dans l’église du Kentucky où je me rendais habituellement, un prédicateur de passage a reçu un esprit et a sorti un gros serpent à sonnettes d’une boîte qu’il avait amenée. Tout en poussant des cris, il l’a fait tournoyer autour de sa main. J’étais sur scène avec le chœur, juste derrière lui, et j’ai vu du sang couler entre ses doigts. Puis le prédicateur que j’avais vu prendre dans ses mains un charbon incandescent des années auparavant a reçu l’esprit. Il s’est approché et lui a retiré des mains le serpent, qu’il a remis dans sa boîte. L’homme avait été mordu, mais il n’a ressenti aucun trouble. Je sais pourtant que trois personnes de ma connaissance, dont mon beau-père, sont mortes à la suite d’une morsure de serpent.
À 19 ans, j’ai épousé un jeune homme qui était soi-disant sauvé. Mais il n’avait pas une foi solide. Un jour, je l’ai vu tenir des serpents, et pourtant il n’avait pas reçu le même esprit que moi. Il est resté pentecôtiste pendant un certain temps; ensuite il s’est retiré, a commencé à fumer et à faire d’autres choses que nous désapprouvions. Toutefois, cette histoire d’esprits me préoccupait. Quand les pentecôtistes “recevaient l’esprit”, ils recevaient en réalité différents esprits. Certains esprits étaient plus forts que d’autres, et il y en avait qui ne s’entendaient pas ou même qui se disputaient violemment.
Je n’ai jamais pu comprendre cette situation. Je me demandais pourquoi il y avait tant d’esprits différents. J’avais beau être pentecôtiste, je priais souvent Dieu ainsi: “Je crois que cette religion est la seule qui soit bonne. Mais si je ne te sers pas d’une manière qui te plaise, je veux le savoir. Si je ne suis pas dans la vraie religion, montre-moi, s’il te plaît, laquelle est la bonne.” J’ai répété cette prière à maintes reprises.
C’est durant mon premier mariage que j’ai lu pour la première fois les périodiques La Tour de Garde et Réveillez-vous! Nous avions emménagé à Cincinnati en 1962, et c’est là que les Témoins de Jéhovah nous ont rendu visite. Mon mari aimait parler avec eux, moi non. Je restais dans la cuisine quand ils venaient. Mon mari s’est abonné aux périodiques, mais ne les a jamais lus. Moi si. Je savais que je n’aurais pas dû, et j’avais mauvaise conscience quand je le faisais, mais je ne pouvais m’empêcher de lire tout ce qui se trouvait à portée de main. Il m’arrivait même de jeter les périodiques à la poubelle et de les reprendre plus tard pour les lire.
Grâce à La Tour de Garde et à Réveillez-vous!, j’ai appris que la terre subsistera à jamais. Elle sera transformée en un paradis qu’habiteront des personnes justes. C’est la chose la plus étonnante que j’aie jamais lue! Cela heurtait mes opinions, parce que les pentecôtistes ne considèrent pas ainsi l’avenir de la terre. Je me revois lisant un article sur ce Paradis éternel et me disant: ‘Ce n’est pas vrai!’ Mais j’aimais ce genre de lecture. Je n’ai pas tardé à être en proie à un conflit intérieur, et j’ai prié pour trouver la solution. Finalement, j’ai demandé à mon mari de ne plus prendre les périodiques, ce qu’il a fait.
Mon mari s’est ensuite mis à me tromper, ce qui nous a conduits à divorcer après sept ans de mariage. Avec mes deux fils je suis allée habiter chez Olene, une amie de longue date qui avait épousé mon oncle. Elle chantait très bien, et nous allions ensemble aux réunions pentecôtistes dans différentes églises pour nous joindre au chœur. Olene était aussi la fille du prédicateur qui avait pris dans ses mains un charbon incandescent.
J’ai été guérie à deux reprises. La première fois, je faisais une hémorragie à la suite d’une fausse couche. Malgré tout, je suis allée à la réunion pentecôtiste. J’étais si faible que je craignais de ne pouvoir rester. Olene et son père ont alors commencé à chanter. Une fois qu’ils ont “reçu l’esprit”, ils se sont pris par les épaules, se sont approchés de moi et m’ont imposé les mains. J’ai immédiatement sombré dans l’inconscience. Quand je suis revenue à moi, je me sentais bien: l’hémorragie avait cessé.
La deuxième fois, j’avais une maladie des gencives. Je portais une prothèse dentaire depuis l’âge de 15 ans. Mais des années plus tard, ma bouche a commencé à enfler sous mon dentier supérieur. Je suis restée environ trois mois dans l’incapacité de le porter. Je ne pouvais absorber que du liquide. Désespérée, je suis allée chez un médecin. Il a examiné ma bouche et m’a dit: “Je ne peux rien faire pour vous; il faut que vous consultiez un chirurgien dentiste.” Il m’a expliqué que j’étais atteinte d’une maladie qu’on appelle le papillome et m’a recommandé un dentiste.
Je ne suis jamais allée le voir. Olene et moi nous sommes rendues à la réunion pentecôtiste. Plus tard dans la soirée, tandis que je chantais et que j’étais très imprégnée de “l’esprit”, Olene m’a imposé les mains, et je me suis effondrée, évanouie. Une fois revenue à moi, j’ai craché des morceaux d’une substance qui ressemblait à de la viande séchée, mâchonnée. Lorsque je suis rentrée à la maison, j’ai pu remettre mon dentier. Depuis lors, je n’ai plus jamais souffert des gencives.
Olene lisait beaucoup la Bible. Peu de temps après mon arrivée chez elle, elle m’a appelée de la pièce où elle se trouvait; elle voulait me poser une question. Elle venait de lire Ecclésiaste 1:4, qui dit: “Une génération s’en va, et une génération vient; mais la terre subsiste pour des temps indéfinis.” Elle m’a alors demandé: “Je voudrais que tu m’expliques ce verset. Nous ne croyons pas à cette promesse; alors qu’est-ce que cela signifie?” J’étais irritée.
“Pourquoi donc es-tu si irritée? a-t-elle poursuivi. C’est un verset de la Bible, et nous devons savoir ce qu’il veut dire.” Je lui ai donc expliqué: “J’ai appris des choses à ce sujet dans La Tour de Garde et Réveillez-vous!, mais je ne voulais pas que tu saches que j’avais lu ces périodiques publiés par les Témoins de Jéhovah.” Elle a décidé de se mettre sur-le-champ à la recherche des Témoins.
“Ne t’inquiète pas, lui ai-je déclaré. Si nous demeurons ici assez longtemps, ils frapperont à notre porte. Ils finiront bien par te trouver.” Deux semaines plus tard, quand je suis rentrée du travail, Olene m’attendait à la porte avec un grand sourire. “Devine qui est venu aujourd’hui?” Je n’en avais pas la moindre idée. “Les Témoins de Jéhovah! J’ai accepté une étude de la Bible pour nous deux!” J’étais abasourdie. Je ne voulais pas étudier avec les Témoins. J’avais peur d’eux.
Mais nous avons commencé à étudier la Bible avec eux. Ils nous ont invitées à assister aux réunions. Olene n’aimait pas y aller, moi si. Mon fils cadet avait près de trois ans à l’époque, et je l’emmenais avec moi à la Salle du Royaume. Lorsque nous avons terminé l’examen du livre Vérité, Olene et moi avions compris que l’Église pentecôtiste est dans l’erreur. Malgré tout, comme Olene a cessé d’étudier, j’ai fait de même.
Cela se passait en 1972. En 1974, Olene m’a appelée au téléphone — nous n’habitions plus ensemble à ce moment-là. Elle m’a demandé si je voulais bien épouser son père, l’homme que j’avais vu prendre un charbon incandescent dans ses mains quand j’avais six ans et demi. Cela faisait sept ans que j’avais divorcé, et j’ai épousé le père d’Olene en janvier 1975.
Il vivait dans le Kentucky, près de l’église pentecôtiste où j’allais lorsque j’étais enfant. Au moment de l’épouser, je lui ai dit que je ne retournerais jamais chez les pentecôtistes, et que si je devais m’engager de nouveau dans une religion, ce serait pour devenir Témoin de Jéhovah. Il était d’accord. Mais après quelques mois de mariage seulement, il a voulu m’emmener à une réunion pentecôtiste. Je m’y suis rendue une fois. Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin. Je ressentais partout la présence des démons.
J’avais en effet appris que Satan, ses démons et ses ministres terrestres peuvent accomplir des miracles, et que les chrétiens doivent combattre les forces démoniaques qui sont dans les lieux célestes (Exode 7:11, 22; 8:7, 18, 19; 2 Corinthiens 11:13-15; Éphésiens 6:11, 12). J’avais également découvert que les dons miraculeux accordés aux premiers chrétiens avaient pour but d’affermir la congrégation primitive dans ses débuts, mais qu’ensuite, avec la mort des apôtres, ces dons devaient disparaître. Au sujet du don des langues par exemple, il est écrit: “Qu’il y ait des langues, elles cesseront.” Ce sont l’amour, la foi et l’espérance qui soutiennent maintenant la congrégation chrétienne solidement établie. — 1 Corinthiens 13:8-13.
Mon mari a essayé de me faire revenir chez les pentecôtistes; il voulait que je chante avec lui et que je joue de la guitare. Au lieu de cela, j’ai recommencé à aller à la Salle du Royaume. Lorsqu’il rentrait d’un week-end qu’il avait passé à prêcher dans des églises pentecôtistes, il exhibait son portefeuille plein de billets, le résultat des collectes organisées par les fidèles à son intention. Il riait à la pensée que les gens lui donnaient tout cet argent alors qu’il n’avait rien fait pour le mériter.
Par la suite, mon fils cadet m’a accompagnée aux réunions et est devenu un Témoin actif. Mon mari était furieux quand nous rentrions tard des réunions. Un soir que nous sommes revenus à la maison vers 22 heures, nous avons trouvé porte close et nous avons dû passer la nuit dans la voiture. Cela s’est reproduit plusieurs fois. Il avait un fusil dans son automobile, et s’il me trouvait en train de lire ou d’étudier la Bible, il tirait quatre ou cinq coups de feu sous ma chaise. Lorsque j’emportais des bouteilles dans la cour, il tirait dedans. Son but n’était pas de me tuer, mais de me mettre en colère. Cependant, comme je priais Jéhovah et restais calme, c’est lui qui se mettait en colère.
Un jour, j’étais prête à partir pour la réunion quand il m’a demandé: “Vas-tu vraiment devenir Témoin de Jéhovah? Vas-tu vraiment traîner dans les rues pour prêcher?” Je lui ai répondu: “Oui, c’est ce que je vais faire.” “Bien, a-t-il dit, dans ce cas je te donne deux semaines pour partir d’ici.” Mon fils et moi sommes donc partis. Nous avons emménagé dans une petite maison qui n’avait pas été habitée depuis des années et où il n’y avait pas l’eau courante. Nous avions très peu de meubles et nous étions sans le sou.
Mais c’était si agréable d’être enfin libre d’aller aux réunions sans craindre de se retrouver à la porte au retour ou de se faire tirer dessus. Quelle joie de pouvoir servir Jéhovah en prêchant de porte en porte (Actes 20:20)! Quand je rencontre des pentecôtistes, je sens souvent la présence des démons. Alors j’adresse cette prière à Jéhovah: “Je sais que tu es plus fort que les démons. Je sais que tu as le pouvoir de m’aider, et j’ai besoin de ton aide. J’ai besoin de ton esprit saint pour affronter cette situation.” Et Jéhovah m’accorde toujours son soutien.
J’ai été baptisée en septembre 1976, mon fils en juillet 1977. Ma sœur est devenue Témoin elle aussi. Quant à ma mère, elle étudie la Bible et elle a commencé à prêcher de porte en porte. Je reçois donc de nombreux encouragements de la part de ma famille, et une grande aide de Jéhovah et de son peuple. Jéhovah a été si patient avec moi. Puisse-t-il être aussi longanime envers les millions d’autres personnes que ‘la bonté de Dieu veut mener à la repentance’! (Romains 2:4.) — Par Ireta Clemons.
JE SUIS né en Sicile en 1932. Peu après la Seconde Guerre mondiale j’ai assisté à un service religieux pentecôtiste dans une maison privée. Le pasteur, un homme d’âge moyen, commença son sermon en priant d’une voix très forte. Cela m’a surpris, mais je suis resté.
Pendant le sermon, je l’ai interrompu à plusieurs reprises pour lui demander des preuves de l’existence de Dieu. Il me montra la Bible comme preuve et m’en donna un exemplaire. J’ai commencé à la lire à raison de sept chapitres par jour environ. Cependant, je me suis vite rendu compte que je ne comprenais pas grand-chose à ce que je lisais. J’ai donc décidé de me tourner vers l’Église pentecôtiste.
Mon passé religieux
Depuis mon plus jeune âge je m’intéressais à la religion, comme mes parents du reste. Ainsi que beaucoup de Siciliens, ils étaient catholiques et très zélés.
Néanmoins, à mesure que je grandissais je réalisais que l’Église catholique ne satisfaisait pas mes besoins spirituels. Je ne pouvais comprendre, par exemple, pourquoi les prêtres portaient des vêtements spéciaux, pourquoi ils s’occupaient des affaires privées des gens dans le confessionnal ou pourquoi il y avait autant d’idoles dans une église que dans un temple païen. Comme je n’ai pas reçu de réponse satisfaisante à ces questions, mon intérêt pour l’Église catholique diminua.
En ces jours d’avant la guerre, un prêtre à qui nous réservions le fruit de notre vigne venait souvent à la maison. Il prétendait que le fascisme était la meilleure forme de gouvernement pour l’Italie, parce qu’il défendait les intérêts de l’Église catholique. Toutefois, à la fin de la guerre, l’Église perdit bon nombre de ses ouailles parce qu’elle s’était rangée du côté du fascisme. Les gens étaient également dégoûtés de voir qu’elle soutenait les riches aux dépens des pauvres.
C’est pourquoi, après la guerre, beaucoup de personnes devinrent athées, et j’avais également tendance à le devenir. Je considérais les services religieux comme un moyen de rencontrer mes amis. Néanmoins, j’étais spirituellement affamé.
Ma vie en tant que pentecôtiste
C’est le besoin spirituel qui me poussa à m’intéresser à la Bible. J’ai donc fréquenté l’Église pentecôtiste.
Les services religieux semblaient viser au sensationnel. Le pasteur commençait par dire une prière, les yeux fermés et les bras tendus vers le ciel. Puis il invitait l’assistance à chanter un cantique avec lui. Après cela, il donnait la parole à plusieurs personnes pour qu’elles “témoignent”. Autrement dit, elles relataient les difficultés qu’elles avaient rencontrées avant de devenir pentecôtistes et disaient ce qu’était leur vie à présent.
Cela était généralement suivi par un sermon basé sur un verset de la Bible. J’étais incapable de comprendre ce que disait le pasteur, mais je pensais que c’était à cause de mes connaissances bibliques limitées. Après son sermon, le pasteur se déplaçait parmi les assistants et, posant ses mains sur eux, il s’écriait : “Criez, criez fort ! Le Seigneur est près de nous !” Alors les gens criaient : “Alléluia ! Seigneur, écoute-nous !”, ou d’autres expressions semblables.
En 1950, je me suis fait baptiser et suis devenu membre de l’Église pentecôtiste. Je pensais que Dieu m’avait appelé et, pour cette raison, j’ai opéré de nombreux changements dans ma vie. J’ai cessé de fumer et d’aller au cinéma et au bal. Je n’écoutais plus non plus la radio, parce que l’Église à laquelle j’appartenais estimait que ce n’était pas convenable pour un chrétien.
Les gens de la petite ville de Saint-Cataldo, dans la province sicilienne de Caltanissetta, étaient stupéfaits de me voir ainsi transformé. Je parlais à tout le monde de ma nouvelle foi, exhortant chacun à venir à nous pour être sauvé et éviter les flammes de l’enfer. Beaucoup m’ont écouté et sont devenus pentecôtistes.
À l’occasion de la visite d’un éminent pasteur américain, on me nomma directeur de l’école du dimanche. Je devais présider les réunions de la congrégation pentecôtiste au cours desquelles on étudiait un bulletin appelé “L’école du dimanche”. À cause de mon zèle exceptionnel, en juin 1952, je fus nommé pasteur, bien que je ne sois pas passé par une école théologique. Pendant les quatre années suivantes, j’ai servi dans les églises pentecôtistes de Caltanissetta et de la province du même nom.
Le don des langues
Bien que content des progrès que j’avais faits, j’étais déçu de ne pas posséder des dons spéciaux que l’Église pentecôtiste considère comme des manifestations de l’esprit de Dieu, par exemple le don des langues. Mais un jour, mon désir a été réalisé.
Tandis que je présidais un service religieux et la prière, une voix me dit de poser mes mains sur une certaine femme de la congrégation. Tout en gardant les yeux fermés, j’ai trouvé la femme dans l’assistance et j’ai posé mes mains sur elle. Il y eut immédiatement un grand bruit et elle se mit, avec moi, à parler en langues. Pour celui qui parle, cela signifie prononcer des mots indépendamment de sa volonté. Cette expérience me remplit de joie.
Cependant, je n’étais toujours pas capable de comprendre la Bible et cela me tourmentait beaucoup. On me dit que seuls ceux qui avaient le don de l’interprétation pouvaient comprendre la Bible. Cette explication m’a quelque peu satisfait. J’étais reconnaissant d’avoir reçu au moins le don des langues.
Après quelques mois, j’ai acquis la certitude que quelque chose clochait à propos de ce prétendu “don”. J’ai commencé à avoir de terribles cauchemars. J’avais l’impression d’être paralysé et en même temps je voyais de tous côtés des formes noires qui me tenaient. Je me demandais si ces attaques des esprits mauvais n’avaient pas une relation avec le “don” que j’avais reçu. Mes soupçons se confirmèrent quand un pasteur, qui possédait le don d’interpréter, ordonna à une personne qui avait le don des langues de s’arrêter de parler, car ce qu’elle disait était honteux et ne pouvait être répété.
Mes recherches sont récompensées
J’étais déterminé à trouver une explication à ces choses. Je me suis adressé à l’Église Apostolique et à l’Église Baptiste, mais sans résultats. Quand j’ai entendu parler d’un couple de Témoins de Jéhovah, prédicateurs à plein temps à Caltanissetta, je suis allé les voir.
Je leur ai posé de nombreuses questions, auxquelles ils ont répondu en se servant de la Bible. Leur connaissance des Écritures me stupéfiait. J’ai accepté d’étudier la Bible avec eux, gratuitement. Avec le temps, j’ai finalement appris la vérité concernant le don des langues.
La Bible montre clairement que le Dieu Tout-Puissant a accordé aux premiers chrétiens le don de parler des langues qu’ils n’avaient jamais apprises. Dans l’enfance de la congrégation chrétienne, ce don aidait les disciples, peu nombreux, à instruire les étrangers sur “les choses magnifiques de Dieu”. (Actes 2:5-11.) En outre, le don des langues était une preuve visible que la nouvelle congrégation chrétienne avait l’approbation de Dieu (I Cor. 14:22). Mais la congrégation une fois adulte, le don des langues allait-il demeurer ?
Non ! J’ai appris que ce don était temporaire, de même que les dons de prophétie et de connaissance spéciale. La Bible dit : “L’amour ne passe jamais. Or, qu’il y ait des dons de prophétie, ils seront abolis ; qu’il y ait des langues, elles cesseront ; qu’il y ait de la connaissance, elle sera abolie.” Ces dons spéciaux étaient un trait qui caractérisait le christianisme dans son enfance. Mais quand celui-ci est devenu adulte, ces traits devaient disparaître, comme le montre la Bible. — I Cor. 13:8-11.
J’en suis arrivé à comprendre que le don que je croyais avoir reçu de Dieu venait en réalité de Satan et de ses forces spirituelles mauvaises. La Bible nous avertit que “Satan lui-même se transforme continuellement en ange de lumière” et nous trompe “avec des signes et des présages mensongers”. — II Cor. 11:14 ; II Thess. 2:9, 10.
Comme je suis heureux d’avoir compris ces choses ! Ce qui m’a surtout procuré de la joie et de la satisfaction, c’est de savoir que Dieu va établir un gouvernement juste sur toute la terre, pour le bien de ceux qui le servent avec l’esprit et la vérité. La Bible promet que bientôt, sous la domination de son Royaume, “Dieu lui-même sera avec [les hommes]. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus”. — Rév. 21:3, 4.
Un autre genre de prédicateur
Cela fait quinze ans maintenant que je me suis voué au vrai Dieu Jéhovah et que j’ai symbolisé l’offrande de ma personne à Dieu par le baptême dans l’eau. Depuis lors, mon but principal dans la vie est de participer à l’accomplissement de la prophétie suivante du Fils de Dieu, Jésus Christ : “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée par toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin [du présent système de choses].” — Mat. 24:14.
Dans ma ville natale de Saint-Cataldo, où j’avais servi comme pasteur pentecôtiste, j’ai eu la joie d’aider beaucoup de gens à apprendre la vérité et à participer à la proclamation de la bonne nouvelle. À présent, j’habite avec ma famille à Turin, dans le nord de l’Italie, et j’ai le bonheur de voir les trois aînés de mes sept fils se joindre à moi pour annoncer aux autres habitants de cette ville que le seul espoir de paix et de bonheur est le Royaume de Dieu.
Avec tous les serviteurs de Dieu du monde entier, nous nous réjouissons à l’avance de voir bientôt la réalisation complète de la prophétie qui dit : “Dans les jours de ces rois-là, le Dieu du ciel établira un royaume qui ne sera jamais supprimé. Et ce royaume ne passera à aucun autre peuple. Il écrasera et mettra fin à tous ces royaumes, et lui-même subsistera jusqu’à des temps indéfinis.” (Dan. 2:44).
1 Cantique des montées.
Du fond de l'abîme je crie vers toi, Yahweh.
2 Seigneur, écoute ma voix;
que tes oreilles soient attentives aux accents de ma prière!
3 Si tu gardes le souvenir de l'iniquité,
Yahweh, Seigneur, qui pourra subsister?
4 Mais auprès de toi est le pardon,
afin qu'on te révère.
5 J'espère en Yahweh; mon âme espère,
et j'attends sa parole.
6 Mon âme aspire après le Seigneur
plus que les guetteurs n'aspirent après l'aurore.
7 Israël, mets ton espoir en Yahweh!
Car avec Yahweh est la miséricorde,
avec lui une surabondante délivrance.
8 C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités.
(Version de Crampon 1923)
Mais n'hésitez pas à le voir et le comparer avec celui de la traduction du Monde Nouveau (La Meilleure Traduction pour celui qui sait), ce psaume est encore plus beau dans cette dernière bible...on voit là clairement l'aide de Dieu...